Dans une agence de 28m² où cinq architectes cohabitent, la question de l’urgence climatique se pose en des termes simples : comment ne pas se dessécher et, une fois cet impératif réalisé, comment mettre ce qui reste de nos cerveaux au service de la ville brûlante.
Notre petite contribution s’organise comme suit : en deux journées, mobiliser l’agence sur un sujet majeur, trop vaste sans doute pour être esquissé en si peu de temps, mais suffisamment important pour qu’on tente au moins le coup, qui sait, en restreignant le champ d’investigation, peut-être pourrons-nous trouver quelques sillons à approfondir plus tard, par nous ou par d’autres.
Aujourd’hui : l’école, plus spécifiquement l’école élémentaire, et les difficultés à maintenir des conditions acceptables d’enseignement face à ces épisodes caniculaires.
Si l’adaptation du bâti, notamment par le biais des cours oasis, devrait permettre une amélioration réelle de la situation, il est probable que les prochaines années soient difficilement conciliables avec une continuité de l’enseignement durant ces périodes.
Cette situation entraîne une double rupture d’égalité : pédagogique d’abord, puisqu’entre les sites adaptés et les autres de fortes disparités vont apparaître et citoyenne ensuite, puisqu’incités à rester chez eux, les inégalités face à l’aléa touchent avec plus de force les enfants des foyers modestes.
Pour cerner le sujet d’étude nous avons choisi le dix-huitième arrondissement, où nous sommes situés et qui concentre une partie des grands enjeux parisiens.