Cas d’école

une petite recherche caniculaire

Jour 1 & 2















Dans une agence de 28m² où cinq architectes cohabitent, la question de l’urgence climatique se pose en des termes simples : comment ne pas se dessécher et, une fois cet impératif réalisé, comment mettre ce qui reste de nos cerveaux au service de la ville brûlante.

Notre petite contribution s’organise comme suit : en deux journées, mobiliser l’agence sur un sujet majeur, trop vaste sans doute pour être esquissé en si peu de temps, mais suffisamment important pour qu’on tente au moins le coup, qui sait, en restreignant le champ d’investigation, peut-être pourrons-nous trouver quelques sillons à approfondir plus tard, par nous ou par d’autres.

Aujourd’hui : l’école, plus spécifiquement l’école élémentaire, et les difficultés à maintenir des conditions acceptables d’enseignement face à ces épisodes caniculaires.
Si l’adaptation du bâti, notamment par le biais des cours oasis, devrait permettre une amélioration réelle de la situation, il est probable que les prochaines années soient difficilement conciliables avec une continuité de l’enseignement durant ces périodes.

Cette situation entraîne une double rupture d’égalité : pédagogique d’abord, puisqu’entre les sites adaptés et les autres de fortes disparités vont apparaître et citoyenne ensuite, puisqu’incités à rester chez eux, les inégalités face à l’aléa touchent avec plus de force les enfants des foyers modestes.
Pour cerner le sujet d’étude nous avons choisi le dix-huitième arrondissement, où nous sommes situés et qui concentre une partie des grands enjeux parisiens.

l’arrondissement avec ses espaces plantés et les écoles élémentaires publiques

une carte isochrone, la distance parcourable en dix minutes, quatre écoles suffisent à montrer la facilité à mettre en relation espaces scolaires et espaces plantés



Presque aucune école de l’arrondissement n’est en capacité (soit pour des raisons surfaciques, soit plus souvent pour des raisons d’aménagement) de donner la classe dans ses espaces extérieurs. Partant de là nous pensons qu’il est indispensable de trouver une solution hors les murs de l’école, mais adossée au tissu urbain et architectural de l’arrondissement.

Les critères que nous fixons sont simples :

  • Ces espaces doivent être situés à moins de 10 minutes à pied de l’école où sont scolarisés les enfants ( nous excluons la possibilité de regrouper dans un seul espace un grand nombre d’écoles qui seraient éloignées du site). Dans la plupart des cas, nous avons trouvé des alternatives à moins de 7 minutes.

  • Prioritairement ces espaces doivent être publics ou adaptés pour recevoir du public. Comme nous le verrons, une partie plus prospective de l’étude s’autorise à ouvrir plus largement le travail à des espaces privés, voire cultuels.

  • La nature des espaces que nous choisissons doit permettre aux enseignantes et aux enseignants d’adapter leur enseignement au contexte qui les accueille. Nous pensons que les périodes caniculaires peuvent être l’occasion de réorganiser une pédagogie plutôt que de chercher à masquer la situation.